Vendredi 21 septembre 2007 5 21 /09 /Sep /2007 20:58
Foire.jpg
Toutes les années en septembre pendant quelques jours, c'est la Foire de Marseille ! Et comme toutes les années, j'attends avec impatience d'y aller faire un tour ...

Parce que c'est l'occasion pour moi :

-  de dépenser plein de sous pour des petites bêtises, machins, bidules, trucmuches, qu'après on se demande "mais qu'est-ce que je vais en faire ?"

- d'acheter des bijoux, décorations, maquillage, habits

- de visiter tous les petits stands de presque tous les pays au monde dans un tourbillon de senteurs, de musiques, de couleurs et de tissus

- et d'aller titiller ses papilles au Pavillon de l'Italie entre glaces, charcuteries, fromages , beignets, chocolats, olives...

Bon évidemment, il y a des tas et des tas d'autres choses à voir à la Foire de Marseille : un hall pour les appareils ménagers type télé achat, un hall pour le bricolage, des esplanades pour les piscines et jardins, des esplanades pour des tas de spécialités culinaires (les traverser devient un exercie difficile pour l'odorat entre les odeurs de gras, de fritures, d'oignons...), des pavillons pour la ville de Marseille, la communauté urbaine, le gouvernement, des halls pour les nouvelles technologies (téléphones, Internet, jeux vidéos, télévision, câble...), des produits du terroir, des produits de l'artisanat... 

Cette année, c'est aussi la Cow Parade à la Foire avec 21 vaches inédites et des artistes qui en décorent en direct... Je n'ai pas pu toutes les voir, mais il n'y a pas à dire, j'adore ces vaches.

Il y a tout et n'importe quoi à la Foire et on retrouve beaucoup de produits année sur année, mais parfois il y a des nouveautés surprenantes. On ne se fait pas d'illusions, malgré les tarifs "spécial foire", beaucoup de produits (je pense surtout aux stands Mode et Beauté ou Astuces du ménager) restent chers pour une petite bourse. Et les commerçants sont trèèèèès efficaces pour vous pousser à acheter...

Mais, chaque année, je m'éclate à la Foire en compagnie de mon père, et cette année, deux choses m'ont particulièrement marquées :

- on a pu enfin essayer gratuitement les futurs vélos en circulation à Marseille. Et faire des tours dans l'enceinte du Parc Chanot. Et découvrir que Marseille a fait preuve d'une très grande originalité dans le choix du nom du système des vélos : après les Vélov' à Lyon, Vélib' à Paris, Vhello à Aix, Marseille crée... tatata (roulements de tambours)... "LE VELO" !!

- en sortant, après l'habituel sandwich andouillette grillée de mon papa (et moi "surtout ne pas vomir, surtout ne pas vomir"), on passe devant le stand de France 3 qui s'aprêtait à diffuser un reportage en direct... Et là, c'est le drame. En exclusivité, vous allez pouvoir découvrir, derrière une bande de jeunes en folie, la Truite et son père à la télé !! En espérant que la vidéo ne reste pas trop longtemps, voici le lien : http://jt.france3.fr/ (c'est le 19/20, Provence Alpes, 7:48, le reportage en entier parce que c'est intéressant). 

Glup, plus jamais devant une caméra.


Le site de la Foire de Marseille
Le site du Vélo


Par La Truite - Publié dans : Bulles de Truite
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Mercredi 5 septembre 2007 3 05 /09 /Sep /2007 20:34

MIKA.jpg A moins de vivre dans un igloo au Pôle Nord (mais là encore le Père Noël vous en aurait parlé !) ou de ne pas écouter les radios "djeunz" (plus problable), vous ne pouvez pas ne pas connaître MIKA vu que ses chansons y passent et repassent sans arrêt. Et bien, vous n'y échapperez pas ici non plus !

Life in Cartoon Motion (l'album de MIKA, suivez un peu), c'est un peu mon Prozac à moi. Un petit coup de déprime et je mets Grace Kelly en boucle. Et là, impossible de ne pas chanter (faux). Difficile de suivre la voix de MIKA qui monte et remonte dans les aigus, mais ce n'est pas grave, personne ne m'écoute.

Pour décrire cet album en trois mots, je dirai : coloré, pétillant et varié. Ca ne veut rien dire, alors je m'explique.

La jaquette de l'album en est un parfait exemple : un mélange de formes et de couleurs pastels et joyeuses, des éléments qui partent dans tous les sens (une chaussure, une colombe, une télé, un réveil, un piano...) et ça continue à l'intérieur.

La musique ? Et bien, difficile à la classer dans un seul genre !  Beaucoup de pop, un peu de house, un peu de chansons toutes calmes...

Mais c'est surtout la voix de MIKA qui me fait délirer. L'espèce de gringalet à l'air bizarre, avec son regard ahuri et ses cheveux en touffe bouclée (c'est affectif tout ça, je vous assure) a une voix magnifique capable de monter dans les aigus (sans nous casser la tête) avec une facilité déconcertante. MIKA passe des petites chansons sympathiques au piano (par exemple, Billy Brown), aux chansons plus rythmées (jusqu'au bouuuuuuut de la nuit : Relax take it easy ou encore Love Today) en mêlant choeurs, passages parlés et divers instruments.

Mes préférées ? Grace Kelly of course, Lollipop, Love Today, Relax, Billy Brown, Stuck in he middle, Happy Ending... Oui je sais, c'est presque tout l'album ! Il y a aussi l'intriguante et un peu glauque Over my shoulder en bonus track. Celle-là, c'est le contraire d'un Prozac, on a un peu envie de se suicider après, mais il n'y a pas dire, elle est magnifique...

Et si vous n'avez pas encore eu l'occasion de voir MIKA se dandiner sur scène ou dans ses clips, allez faire un tour sur son site officiel ou le site en français ou encore son Myspace. Ce gars a un charme fou dans son genre...

Glup amoureuse (encore ?)


Publié dans : Musique
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Dimanche 26 août 2007 7 26 /08 /Août /2007 16:13
God save the France, Stephen Clarke,  2006


Paul West, anglais de 27 ans, débarque en France afin d'ouvrir une chaîne de  salons de thé pour une entreprise française. L'occasion de découvrir pendant un an ("A year in the merde" ) Paris et la société française.

Qu'on se le dise, ce livre est plein de gros clichés sur les Français et les Parisiens.  Au hasard  :

- le Français mange  principalement des  escargots, des huîtres, des  saucisses, de l'andouille ("rectum de porc") et du reblochon (et autres fromages "récoltés directement sur le sol de l'étable")

- les Français sont toujours en grève : Certes, le Monsieur n'a pas tort, mais il est vraiment tombé dans la mauvaise année pour subir grèves successives d'éboueurs, serveurs, journalistes, transports publics, électricité et gaz... pour finir en apothéose : "puisque en France la grève est une sorte de fête folklorique, tous décidèrent de se joindre à l'orchestre - les postiers, les vendeurs, les camionneurs, les acteurs, les ouvreurs d'huîtres, les éventreurs de fromages, les fabricants de gilets de maîtres d'hôtel, les étireurs de baguettes, les ratatineurs de saucissons et toutes les branches inimaginables de l'industrie française.".

- Paris a ses trottoirs recouverts de crottes de chiens (il n'a pas visité Marseille lui !!!) : tellement pleins, qu'il est obligé  de se déplacer avec des sacs plastiques entourant ses chaussures...

Et j'en passe et des meilleures. Bon, un peu d'exagération ne fait pas de mal, mais il y a quand même des passages où l'on se dit "ah non, ça devient pénible là !!!!". Mon petit sentiment patriotique s'est senti insulté, mais chauvinisme dirait l'auteur. E la fin, c'est le sympathique anglais, à la Hugh Grant (cliché) bien qu'obsédé sexuel et alcoolique (encore cliché) qui gagne contre le méchant patron français corrompu, magouilleur et politicien. Dois-je préciser que le livre a été un best-seller au Royaume-Uni ? Superbe réputation...

Mais, d'un autre côté, on sent bien que l'auteur, même s'il critique allègrement la France, l'aime bien (enfin, je crois) et ne laisse jamais de côté les occasions de comparer systèmes français et systèmes anglais, parfois au profit de la France. Par exemple, bien que nous ne sommes que des drogués de médicaments allant chez le médecin au moindre petit rhume (bah oui, les Anglais attendent d'être à l'article de la mort), le système français est quand même vachement (trop aurait tendance à dire l'auteur) généreux (pour l'instant). Et NA, un point pour la France !

Et puis, il y a des moments de francs sourires (je n'irai pas jusqu'à dire franche rigolade) lors des conversations entre Paul West et les Français et les quiproquos qui en découlent. 

Bref, beaucoup d'aspects de la France passent sous la plume l'auteur, cuisine, travail, congés, système médical, drague, opinions sur la guerre en Irak...  Des personnages incarnent les différents types de caractères français (du snob et riche à l'immigré portugais pauvre : cliché, cliché, cliché ?) et l'auteur se plait à résumer ainsi la société française lors d'une description de la file d'attente d'une pharmacie (elles étaient toutes en grèves évidemment) : "Les resquilleurs resquillaient, les houspilleurs houspillaient et la pitoyable queue avançait lentement, chacun s'en prenant à Dieu, à l'Etat, au temps et au reste du monde. Si je voulais être méchant, je dirais que j'avais là un parfait microcosme de la soicété française.". Aouch.

Pour finir, je ne peux m'enpêcher de faire partager la vision de l'auteur sur la politique française, peut-être un des mes passages préférés : "Les communistes promettaient la retraite à trente cinq ans pour tous les fonctionnaires. Les socialistes ne promettaient rien car ils n'arrivaient pas à se mettre d'accord sur un chef pour le faire. Les partis du centre droit (une bonne dizaine) promettaient tous aux employeurs qu'ils n'auraient plus à salarier les salariés ainsi que l'impunité en cas d'accident industriel à moins de cent mille victimes. L'extrème droite, moins réaliste, proposait d'organiser des barbecues d'immigrés tous les vendredis sur chaque place de marché. Dans la même veine, un parti paysan promettait d'abroger les lois sur les espèces protégées pour permettre aux chasseurs de tirer les dodos, les licornes, les sirènes et les touristes américains.". Exagéré ? Oui, mais là je suis d'accord !

Au final, on grince un peu des dents, mais on reconnaît certaines vérités. Et si je me sens trop insultée, je n'ai qu'à me rappeler que l'auteur ne parle surtout que des Parisiens ! :-P

Glup, un peu chauvine.


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Samedi 21 juillet 2007 6 21 /07 /Juil /2007 14:46

 

Lira bien qui lira le dernier, Lettre libertine sur la lecture par Hubert Nyssen, Edtions Labor et Edtions Espace de Liberté, Collection Liberté j'écris ton nom, 2004


Il me souvient d’un écrivain, américain je crois, auquel un visiteur, promenant les yeux sur les livres qui tapissaient les murs de son cabinet, demanda s’il les avait tous lus. « Non, mais je vis avec », fut la brève réponse.
(La Compagnie des livre, p.14).

 

Est-ce la fin du livre ? Hubert Nyssen choisit d’y répondre d’une façon plutôt originale. Il invente une lectrice fictive, Mademoiselle Esperluette, qui s’inquiète au sujet de la possible disparition du livre et de la lecture. Elle lui a écrit une lettre et Nyssen lui répond dans ce livre.

 

Hubert Nyssen, fondateur des éditions Actes Sud et écrivain également (essais et romans), est plutôt bien placé pour apporter des éléments de réponse. Et il le fait avec « humeur et humour ». Enfin, c’est ce que dit la quatrième de couverture. Pour ma part, le style est plaisant au début : original, coloré, animé, vivant. Mais à la longue, le vocabulaire parfois archaïque, les images à répétition et les questions rhétoriques incessantes, deviennent lassants. Nyssen semble faire un exercice de style pour lui-même, oubliant la pauvre Mademoiselle Esperluette et ses lecteurs.

 

Ceci dit, passé le « regardez comme j’écris bien, j’utilise tes mots tout compliqués et des images inutiles », Hubert Nyssen apporte des éléments de réflexion très intéressants sur a crise du livre. D’abord, que serait le livre sans crises ? L’histoire du livre est une longue succession de crises qui ont fait de lui ce qu’il est aujourd’hui, mais qui ne l’ont pas fait disparaître. Hubert Nyssen évoque tour à tour les écrivains, les éditeurs, les lecteurs et ce qu'ils deviennent aujourd'hui…

 

Le plus intéressant dans ce livre est, je trouve, les anecdotes que Nyssen offre au lecteur sur sa propre expérience d’éditeur, ses choix, ses rencontres enrichissantes avec des écrivains comme Nina Berberova et également son expérience de lecteur amoureux des livres…

Il évoque aussi le rôle des médias qui transforme le livre en un produit comme les autres, et les éditeurs qui deviennent des marchands dont le but est de publier les livres qui sont rentables, et non plus de proposer des ouvrages qu’ils ont envie de soutenir.

 

Dans « Bibliothèques de rêve », Hubert Nyssen écrit sur un sujet qui m'intéresse particulièrement, un sujet intéressant et d’actualité puisqu’il s’agit des horaires d’ouverture des bibliothèques publiques. Puisque Nyssen s’exprime bien que moi, en voici un extrait :

 

« […] je fus amené, en ma qualité d’éditeur, à écrire au ministre de la Culture, une épître pour insister sur l’attention très particulière qu’il convenait d’apporter au sort des bibliothèques publiques. […] je fis valoir au ministre l’absurdité qui consistait à prétendre encourager la lecture mais à fermer les portes des bibliothèques à l’heure où ceux qui avaient intérêt à les fréquenter sortaient tout juste de leurs écoles, de leurs bureaux, de leurs usines. Et je lui suggérais d’aligner les horaires des bibliothèques publiques sur celles des boîtes de nuit. ». (p.45-46)

 

Et sa définition des bibliothèques de rêve ? Tellement juste : « des bibliothèques aux façades illuminées et aux portes ouvertes jusque tard dans la nuit, où l’on pourrait consulter des livres sous des lampes aux abat-jour verts, poser des questions sans souffrir de paraître ignorant, demander conseil à des bibliothécaires qui, par leurs réponses et commentaires, ne donneraient pas l’impression de perdre leurs temps, et peut-être entendre, presque en sourdine […] les Variations Golberg de Bach ou le saxophone de Dexter Gordon dans The Shadow of Your Smile. » (p.44-45)

Bref, Hubert Nyssen offre au lecteur des passages de vérité où on ne fait que se dire "Mais oui, il a totalement raison !", mais qu'il fait bien de nous rappeler.

Glup.

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Samedi 7 juillet 2007 6 07 /07 /Juil /2007 20:22


La Cow Parade c'est quoi ?


La première Cow Parade, c'était à Zurich en 1998.
Le but ? On décore des vaches (des fausses bien sûr) et on les expose dans la ville.
Pourquoi ? Officiellement, pour promouvoir l'art et la culture.
Résultats ? C'est joli, parfois drôle et en plus, c'est utile : à la fin de l'expo, les vaches sont mises aux enchères et les fonds récoltés sont versés à des associations.


La Cow Parade à Marseille

Ca y est, on a notre Cow Parade ! 62 vaches, je crois, exposées à Marseille, dans les coins les plus "touristiques". Et l'argent récolté, ce sera pour une association, "Le Fil d'Ariane", en faveur des enfants malades dans les hôpitaux de Marseille. Ca se passe du 11 juin au 11 octobre 2007 !

Mon top des vaches


1. Les plus cools


Massilia-Cow-copie-1.JPG





Massilia Cow
Isabelle Catinaud
Emplacement n°33 : Höpital de la Timone






Vache-au-grand-coeur-copie-1.JPG





Vache au grand coeur
Safim / Cyrano
Emplacement n°11 : Vieux Port





 

2. Les transformistes









Vachement mouette

Jean-Charles Lopez
Emplacement n°39 : Rue Paradis





De-pr--s-on-se-comprend-meuh.JPG



De près on se comprend meuh
Marie Laure Sasso-Ladouce
Emplacement n° 34 : Rond-Point du Prado








3. Les plus bizarres (et drôles)

Celle-qui-voulait-entrer-dans-l-histoire-copie-1.JPG




Celle qui voudrait entrer dans l'histoire (en fait, elle est collée à un bâtiment comme si elle avait sa tête dedans, si vous voyez ce que je veux dire...)
Christophe Asso
Emplacement n° 30 : sur la Canebière (Espace Culture)










Une vache / 300 chevaux
Stéphane Muntaner et C-KTRE
Emplacement n°27 : en bas de la Canebière








Je sens que je vais m'organiser une petite cow-ballade.
J'en rajoute encore quelques-unes dans un album parce que je les trouve vraiment chouettes. Mais, le mieux, c'est d'aller voir le site Marseille & Cow où on peut voir toutes les vaches de Marseille, avec un plan pour les repérer.

Glup.


Toutes les images sont extraites de Marseille & Cow.
Le site officiel des Cow Parades du monde, c'est ici.


 

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Mardi 3 juillet 2007 2 03 /07 /Juil /2007 19:40
Conrad, Heylia, Nancy, Doug et Celia

What if the marijuana is in baked goods – say, candy or chocolate ? (Nancy)

Imaginez : Nancy Botwin habite Agrestic, banlieue très respectable de Los Angeles. Son mari vient de mourir et elle doit élever, seule, ses deux fils Silas et Shane. Comment subvenir aux besoins de sa famille ? En vendant de la marijuana ! Une femme au foyer, un gros secret, une banlieue chic... Ca ne vous rappelle rien ?

Surfer sur la vague Desperate Housewives

C'est bien le plus gros reproche que je puisse faire à Weeds. Au départ, ça se présente comme un pseudo DH, le secret meurtrier en moins. Dommage, ça réussissait pas mal à Desperate Housewives pour la première saison. On perd le charisme des héroïnes de DH (surtout Marcia Cross, alias Bree), le suspense, les révélations inédites...

Trouver sa propre originalité


Mais, Weeds va plus loin. C'est plus facile quand on passe sur une chaîne du câble. Déjà rien que le scénario : dealer de la drogue dans la respectable et puritaine société américaine ! Et on a des scènes plus crues et des sujets abordés d'une façon différente (la mort du père, la sexualité, le cancer...). Bref, c'est carrément plus politiquement incorrect.

On se régale avec certaines situations comiques : comment vendre de la drogue tout en interdisant à ses enfants d'en prendre ? La pétillante Mary-Louise Parker donne un charme jouissif à son personnage et on s'attache à Nancy dès le premier épisode.

Justement les personnages : Heylia James (Tonye Patano) et Conrad Shepard (Romany Malco) sont excellents dans le rôle des vendeurs d'herbe à la "dumb ass white bitch" qu'est Nancy. Andy Botwin (Justin Kirk), beau-frère de Nancy, qui râte à peu près tout ce qu'il entreprend, arrive au bout de quelques épisodes et apporte beaucoup à la série. Il y aussi la frigide Celia Hodes (Elizabeth Perkins), le meilleur client de Nancy et comptable Doug Wilson (Kevin Nealon)... Des personnages intéressants que la deuxième saison
de Weeds développera mieux j'espère. Car pour l'instant, c'est surtout le personnage de Nancy qui constitue le principal atout de la série.

Bref, une série assez sympathique que je suivrai avec un certain plaisir dans sa deuxième saison, car la première, avec seulement 10 épisodes d'à peu près 30 minutes, est vraiment très courte.

A noter : une superbe chanson pour le générique, L
ittle Boxes de Malvina Reynolds.

Glup.

Une série de Jenji Kohan.
Site officiel



ff
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Lundi 2 juillet 2007 1 02 /07 /Juil /2007 19:06
Je retire ce que j'ai dit  : en fait, le tram, c'est de la daube.

Parce que j'ai voulu le prendre ce matin et qu'il ne commençait à circuler qu'à 8 heures (exceptionnel heureusement) et que rien n'était indiqué sur le site du tram.

Parce que le tram est gratuit jusqu'à demain et que les gens en vacances s'amusent à le prendre et le reprendre, et le reprendre encore, et encore... Si, si  c'est vrai : j'ai entendu plusieurs personnes  dire "on va jusqu'au bout et on revient ?".

Parce que c'est bien joli la clim', mais à 500 dans le tram, ça marche pas.

Parce que le tram s'arrête à tous les arrêts et même quand il est archi bondé, les gens veulent quand même monter.

Parce qu'on n'entend vraiment pas la dame qui annonce les stations.

Parce que certains conducteurs ne savent pas freiner en douceur.

Parce que demain, Sarkozy vient pour l'inauguration. Evidemment, le tram ne circulera pas normalement.


Vivement que l'attrait de la nouveauté passe... et la gratuité aussi.

Glup (pas contente).
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Samedi 30 juin 2007 6 30 /06 /Juin /2007 15:09
Tram.jpg Source image : ici

J'y vais avec le tramway ...

Parce qu'il est beau, il est neuf, il est classe et surtout, il est sobre (z'avez qu'à voir le tram de Montpellier ici par exemple).

Parce qu'il est climatisé et ce n'est pas du luxe.

Parce qu'il passe souvent et comme il n'y a pas d'horaires affichées, on ne peut pas dire qu'il est en retard (c'est pas comme le bus qui doit passer à 8H38, puis à 8H52 mais qui finalement passe à 8H45 et on ne sait pas s'il est en avance ou en retard...).

Parce que là où il passe, l'herbe repousse. Si, si : ils nous ont foutu du gazon sur certains rails. Ce n'est pas vraiment joli (à la limite, c'est un peu pourri) mais bon, c'est plus joli que la vulgaire caillasse des autres voies. Et en plus, ils ont rajouté des petites fontaines (Longchamp).

Et  surtout, surtout, parce que là où il passe, c'est joli, c'est propre et il y a des arbres (à chaque station, des arbres différents). Et puis, il passe devant le Palais Longchamp, et là c'est vraiment la classe internationale.

Palais-Longchamp.jpg Le Palais Longhamp source : ici


... Ou pas.

Parce que, mine de rien, c'est lent. Moins lent que le bus certes, mais je m'attendais à quelque chose de plus rapide. Entre les arrêts, parfois trop rapprochés, les feux rouges et les personnes qui traversent, on a le temps de voir le paysage. Mais, tant mieux finalement, c'est ce qui est bien avec le Tram.

Glup.

Le site du Tram de Marseille


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Samedi 30 juin 2007 6 30 /06 /Juin /2007 00:16
Scrubs.jpg De gauche à droite : Dr Kelso, Dr Cox,  Carla,  The Janitor, Elliot, JD  et Turk

Help me to help you. Help me to help you. Help me to help you. Help me to help you... (Dr Cox à Elliot).


Je n'ai commencé à m'intéresser à Scrubs que récemment bien que la série soit diffusée depuis 2001. Mais grâce aux quelques bons échos que j'entendais autour de moi, j'ai demandé à mon amie Kadoc de me passer les DVD des deux premières saisons.
Et alors là, le choc ! Conquise dès le premier épisode ! Scrubs, c'est du très, très lourd !

Petit résumé : JD commence sa première année d'internat de médecine à l'hôpital du Sacré-Coeur en compagnie de son meilleur ami Turk et d'Elliot qui va vite devenir très proche de JD. Ils découvrent la dure réalité des hôpitaux. Jusque-là, rien d'extraordinaire. Ils rencontrent le responsable des urgences Dr Kelso, leur supérieur Dr Cox, l'infirmière Carla et l'homme d'entretien pour les personnages principaux. Seulement, on est dans l'esprit de JD, qui narre les épisodes, et on y voit tous ses délires, ses fantasmes, ses pensées... Et là, c'est totale éclate ! JD se retrouve toujours dans des situations loufoques et pas toujours simples (comme coucher avec l'ex-femme de son supérieur...). S'il y a bien quelque chose que j'adore, c'est lorsque JD lève les yeux pour réfléchir, la tête légèrement penchée et s'apprête à nous dévoiler ses pensées hilarantes.

Un autre point fort de la série, c'est la qualité des personnages principaux et le talent des acteurs qui les interprêtent. Petit tour d'horizon :

JD (Dr John Dorian) : Interprêté par Zach Braff, c'est le héros de la série. Un peu naïf, JD est un jeune médecin idéaliste, très proche de ses patients et extrêmement sympathique. Il a une imagination débordante et délirante qu'il nous fait partager pour notre plus grand bonheur. Au fil des épisodes, il gagne en profondeur et devient l'un des personnages les plus touchants et attachants de la série.

Turk (Dr Chirs Turk) : Interprêté par Donald Faison, il entre au Sacré Coeur en internat de chirurgie et habite avec son meilleur ami JD. Ce que j'adore chez lui : ses petites danses et chorégraphies qu'il interprête pour exprimer sa joie !! Ce gars est trop fort.

Elliot : (Dr Elliot Reid) : Interprêtée par Sarah Chalke, c'est une totale névrosée, stressée, fille de riches, qui veut toujours être la première en tout. Et pourtant, j'aime beaucoup son extrême maladresse et toutes ses chutes me font délirer.

Carla Espinosa : Judy Reyes interprête cette infirmière "latino", plutôt sympathique, névrosée à sa façon, voulant toujours, toujours, toujours donner des conseils aux personnes qui l'entourent.

Dr Perry Cox : Joué par John C. McGinley, c'est mon personnage préféré de la série. Supérieur des trois internes, il est sarcastique et ironique à fond. Et je l'admire pour ça, Et ses longues et compliquées tirades. Et sa façon de malmener ses internes pour les rendre meilleurs. Et son habitude d'appeller JD par des noms de fille. John C. McGinley lui a donné des mimiques (sa façon de serrer les dents ou de se toucher le nez)  qui collent parfaitement au personnage. C'te classe ! 

Dr Bob Kelso : Ken Jenkins interprête le diabolique responsable des urgences qui tyrannise les internes et les infirmières, fait la guerre au Dr Cox et terrifie Ted l'avocat (Sam Lloyd). Jouissif.

The Janitor (l'homme d'entretien) : Joué par Neil Flynn. Ce concierge paranoïaque harcèle, depuis le premier jour, JD. J'adore ses apparitions. J'adore cet acteur. Sans "Jan Itor", Scrubs ne serait pas Scrubs.

Voilà pour les principaux.
Autour d'eux, on trouve le Todd (Robert Maschio), interne en chirurgie, ami de Turk totalement obsédé et parfois très débile, mais aussi le suicidaire et avocat Ted (souvent accompagné de son groupe de chanteurs à capella) et l'infirmière Roberts (Aloma Wright) auquelle il ne vaut mieux pas se frotter. Sans oublier l'ex-femme du Dr Cox, Jordan Sullivan (Christa Miller Lawrence) qui est terrifiante (demandez à JD !).

Il faut rajouter au charme de cette série, les nombreux patients qui interviennent, souvent des guest-stars, des scénarios réussis alliant humour et drame et une bande son de qualité.

Glup. (Vive le Dr Cox !!).

Scrubs a été créée en 2001 par Bill Lawrence. Sept saisons actuellement avec des épisodes de 24 minutes environ.

Source image : www.topkool.com


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Jeudi 28 juin 2007 4 28 /06 /Juin /2007 13:14
André Gide Jacques Schiffrin Correspondance 1922-1950, paru dans Les Cahiers de la nrf chez Gallimard en 2005.

Gide-Schiffrin.jpg Vous êtes "un vraiment bon monsieur" d'encourager ainsi les pauvres éditeurs ! (Jacques Schiffrin à André Gide)

J'ai terminé hier à trois heures du matin, sans pouvoir m'arrêter, la correspondance entre André Gide et Jacques Schiffrin entre 1922 et 1950.
Jacques Schiffrin, éditeur, est le fondateur de la Bibliothèque Reliée de la Pléiade en 1931, devenue la Pléiade chez Gallimard. André Gide fut le premier auteur contemporain à être publié dans cette collection proposant, des oeuvres classiques, de petit format dans une éditiion de qualité.
Leur correspondance est à la fois professionnelle et amicale. Au début, leurs lettres sont courtes et davantage profesionnelles, s'attardant sur des corrections précises à faire sur les livres de Gide que va publier Schiffrin. La lecture en est ralentie. Peu à peu, elles deviennent plus intimes et lorsque que Schiffrin, juif, quitte en 1941 la France pour l'Amérique, leur amitié résiste à l'éloignement et les lettres en témoignent. Jacques Schiffrin y évoque son arrivée en Amérique, la fondation de sa nouvelle maison d'édition, les difficultés à joindre les deux bouts pour faire vivre femme et fils... On voyage avec Gide entre la France et l'Afrique et on aperçoit derrière ses mots la France occupée, la guerre... La guerre finie, les lettres restent hantées par l'espoir du retour de Schiffrin en France, l'espoir de se revoir enfin. Mais, Schiffrin, malade, meurt en 1950 sans avoir pu revenir en France.
Les lettres demeurent toujours professionnelles, Schiffrin représentant les droits de Gide en Amérique. On aperçoit dans ces lettres la relation éditeur/auteur, le travail de l'éditeur Schiffrin pour que soit respectés les droits de son auteur, les relations parfois tendues avec les frères Gallimard... La correspondance devient excellent témoignage sur l'édition en général.
Petit coup de coeur : Minouche, fils de Jacques, qui n'est autre qu'André Schiffrin1, écrit quelques lettres (en anglais) à André Gide ("Ne laissez pas Minouche m'oublier.") et leur amitié, pas ordinaire, est touchante.

Glup.

1Auteur de L'édition sans éditeurs, La fabrique, 1999 et Le contrôle de la parole, La fabrique, 2005


Pour un aperçu de leur relation, on peut lire la lettre de la Pléiade disponible ici : www.gallimard.fr/collections/pdf/lettre_pleiade2_hist.pdf

Source image : amazon.fr

 

 
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